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J'offre des services de consultation et de formation individuels ou en groupe pour ceux qui désirent acquérir plus d'autonomie dans leurs productions. Vous apprendrez une méthodologie efficace et des petits trucs qui vont rehausser instantanément la qualité sonore de votre musique. Je peux me déplacer et vous accompagner dans votre mixage directement sur votre lieu de travail.

Voici certaines connaissances que je peux vous aider à perfectionner :

- Comprendre les bases de l'acoustique, de la psychoacoustique et de l'audionumérique.
- Comprendre les principaux paramètres des modules d'effets (EQ, Compression, Reverb, Saturation, etc)
- Préparer et mixer les pistes de batterie
- Nettoyer et mixer les pistes de voix
- Établir et concrétiser sa vision artistique.
- Faire soi-même un mix organisé et cohérent, prêt à l'étape du mastering
- Comprendre le rôle du technicien de mastering

J'ai publié le manuel "Mixer son propre album" qui accompagne mes formations. Vous pouvez le télécharger gratuitement ici.

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mardi 22 juillet 2014

Trucs pratiques pour une saine gestion de la structure de gain



Dans cet article, j’aimerais vous expliquer un concept technique méconnu très simple à comprendre, mais malheureusement ignoré par beaucoup d’artistes qui s’aventurent à “l’auto-mixage” et parfois même par des professionnels.  Comprendre ce qu’est la structure de gain peut améliorer la qualité de vos mixe en un clin d’oeil.  Pour passer directement aux trucs pratiques, allez directement à la fin de l’article.  

Qu’est-ce que c’est?

C’est tout simplement la bonne gestion de l’amplitude (la force) du signal en tout point du chemin qu’il prend dans le mixeur, cela du point de départ (l’enregistrement) jusqu’à la sommation finale (piste master).   Pour mieux comprendre comment bien gérer la structure de gain dans le monde numérique, il est intéressant d’observer comment ça se passe dans le monde analogique.    






Dans le bon vieux temps

Les mixeurs de l’âge de votre papa (ou grand-papa) qui travaillaient exclusivement sur des appareils analogiques devaient faire leurs preuves avant de se mettre à pitonner tout seul comme vous.   Ils apprenaient les rudiments du métier en assistant et observant silencieusement le mixeur en chef.  Les appareils analogiques requièrent beaucoup de connaissances si on veut les opérer correctement.  C’est aussi vrai du domaine numérique à la différence que c’est beaucoup plus facile de s’improviser mixeur actuellement disons...

3 concepts à retenir

Dans le monde analogique il y a trois concepts important en regard à la structure de gain que l’on appelle le rapport signal-bruit, la distorsion et le niveau nominal.  Le rapport signal-bruit, c’est la différence entre le niveau sonore du bruit de fond qui est indésirable et le signal, qui est l’information que l’on désire entendre.  Par exemple, si on enregistre à trop faible amplitude sur une bande analogique, on peut entendre un bruit de fond qui dérange l’écoute.  C’est pourquoi on cherche à enregistrer le plus fort possible afin d’éloigner le signal du plancher du bruit (bruit de fond) et ainsi obtenir un bon, voire excellent, rapport signal-bruit.  C’est bien d’enregistrer à fort volume, cependant, au-delà d’un certain niveau on obtient de la distorsion, c’est-à-dire une dégradation du signal.  Dans certains cas, ça peut être agréable, dans d’autres cas non.  Il y a des formes de distorsions enviable dites harmoniques et d’autres qu’on ne veut pas, dites non-harmoniques ou in-harmoniques.  

Le niveau nominal c’est le niveau électrique auquel un dispositif (compresseur externe, égalisateur, console, etc.) offrira la meilleure qualité sonore.  Plus précisément c’est le niveau au-dessus du bruit de fond et en dessous du niveau de distorsion.  Une bonne gestion de la structure de gain de la part du mixeur permet d’obtenir un maximum de dynamique, d’ouverture, ainsi qu’un signal clair sans bruit, ni-dégradation.  Tout ceci se passe exclusivement dans le domaine analogique ne l’oubliez pas.  Dans le domaine numérique c’est assez différent.  

Et maintenant dans mon logiciel?     

Tout d’abord, en numérique il y a peu ou pas de bruit de fond.  Si vous travaillez en 24 bits dans votre logiciel le plancher de bruit est incomparablement bas par rapport aux appareils analogiques.  À noter que la plupart des logiciels professionnels possèdent actuellement un moteur interne de 32 bits “float” c’est-à-dire que vous avez accès à une résolution dynamique d'un peu plus de 1500 dB. (**voir la note bas de page)  C’est extrêmement large comme spectre dynamique. Vous pouvez donc enregistrer à faible volume sans conséquence désastreuse.  Alors pour le rapport signal-bruit on ne s’en fait pas trop ici.

Vous êtes sans doute conscient que dans le domaine numérique il est généralement inacceptable d’arriver au point de saturation, “clipping” en anglais.  C’est une destruction totale du son qui survient quand on utilise toutes les valeurs numériques disponibles.  Cela crée une onde carrée qui sonne totalement in-harmonique.
On pourrait évidemment se servir de ce phénomène de façon créative, mais généralement on cherche à éviter de clipper.  

Il n’y a pas vraiment de niveau nominal dans le domaine numérique, sauf pour certains plugins développés pour imiter les dispositifs non-linéaires analogiques.

Il m’arrive souvent de mixer des projets que je n’ai pas enregistrés, les pistes sont trop fortes et frôlent pratiquement le point de distorsion numérique



C’est une mauvaise pratique, car on risque de faire “clipper” certains plugins à plus faible résolution qu’on pourrait appliquer sur la piste.  De plus, si on garde toutes les pistes au gain d’unité le master est automatiquement saturé.  


Trucs pratiques pour une saine gestion de la structure de gain

Tout commence à l’enregistrement.  En numérique, les indicateurs de volume à côté du “fader” de la piste vous donne une lecture en “sample peak”, donc crête maximale.  C’est pour votre sécurité sonore.  Tenez vous loin du maximum.  Une crête de -10 à -12 dBFS est suffisante.




Au mixage, si c’est un autre qui a enregistré et que c’est trop fort, je vous suggère avant toute chose de descendre les niveaux des pistes une à une soit par le “trim ou soit par la piste directement  pour obtenir un niveau d’environ -12 dBFS.  

       

Ensuite, très important, allez au passage le plus fort de la chanson, baissez tous les faders et faites une balance préliminaire (rough mix).  Assurez-vous que votre piste master ne présente pas de crête au-dessus de -10 dBFS.  Vous préservez ainsi une marge de manoeuvre (headroom) et éviterez de clipper votre piste master plus tard au cours du processus.  

Une fois que les balances générales sont créées, vous pouvez commencer à insérer des effets dans la chaîne.  Tentez de préserver le gain d'unité à chaque étage.  C'est-à-dire que les "plugin" devraient affecter une caractéristique du son sans nécessairement changer l'équilibre de volume.  À moins que ce soit précisément ce que vous désirez faire.  Vous pourrez ainsi comparer (A/B) convenablement entre la piste traitée et la piste non-traitée à volume égal ce qui devrait toujours être le cas.      

Une calibration de vos moniteurs s’impose probablement.  Je suggère toujours le système-K de Bob Katz.  C’est simple et vous vous assurez ainsi de préserver une dynamique large au master.  






Pour le mastering, vous devez fournir un fichier mixé avec des crêtes maximales entre -3 et -6 dBFS. Cela préserve une certaine marge de manoeuvre au technicien de mastering.        


Au final

Comme vous l’avez constaté, la gestion de la structure de gain est un peu moins problématique dans le domaine numérique que dans le domaine analogique.  C’est entre autre pourquoi ton cousin préféré peut s’improviser mixeur et penser que ça sonne la tonne jusqu’à ce que vous alliez écouter son mixe dans la voiture.  Cependant, la maîtrise des règles de l'art vous permet d'avoir un bien meilleur contrôle technique et créatif sur votre travail, d'autant plus qu'il se développe de plus en plus de plugins imitant les caractéristiques des appareils analogiques.




**sur les 32 Bits Float.
C'est la résolution interne de votre logiciel.  Si vous spécifiez au logiciel que vous travaillez en 16 ou en 24 bits, il va quand même tout rapporter à 32 bits float pour faire ses calculs interne.  À la sommation finale tout sera remis à 16 ou 24 bits.  Donc attention, il se pourrait qu'on n'entende pas le clipping lorsqu'on travaille dans le logiciel, mais que ces défauts apparaissent dans la version WAV ou AIFF résultant de la sommation finale.  

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