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consultation/formation

J'offre des services de consultation et de formation individuels ou en groupe pour ceux qui désirent acquérir plus d'autonomie dans leurs productions. Vous apprendrez une méthodologie efficace et des petits trucs qui vont rehausser instantanément la qualité sonore de votre musique. Je peux me déplacer et vous accompagner dans votre mixage directement sur votre lieu de travail.

Voici certaines connaissances que je peux vous aider à perfectionner :

- Comprendre les bases de l'acoustique, de la psychoacoustique et de l'audionumérique.
- Comprendre les principaux paramètres des modules d'effets (EQ, Compression, Reverb, Saturation, etc)
- Préparer et mixer les pistes de batterie
- Nettoyer et mixer les pistes de voix
- Établir et concrétiser sa vision artistique.
- Faire soi-même un mix organisé et cohérent, prêt à l'étape du mastering
- Comprendre le rôle du technicien de mastering

J'ai publié le manuel "Mixer son propre album" qui accompagne mes formations. Vous pouvez le télécharger gratuitement ici.

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mardi 5 août 2014

Entrevue : Someurland, en attendant l'album

Je travaille présentement au mixage de l'album de Someurland qui devrait paraître cet automne pour faire suite à un premier EP.  Someurland, c'est le projet solo d'Elaine Martin que je connais très bien ayant produit de la musique avec elle dans le cadre d'Amour à jeun et du groupe LoRa en 2006.    

J'ai posé quelques questions à Elaine pour vous aider à mieux cerner sa démarche et ses intentions artistique.  Je vous suggère d'écouter les pièces du EP pour vous mettre dans l'ambiance.  




À quoi on peut s’attendre de plus sur ton album que sur ton EP mis à part qu’il y a plus de chansons?


À une histoire complète. Mon album tourne autour d'une seule et même histoire à plusieurs branches. Je suis passée par toutes les étapes émotionnelles traditionnelles suite à un deuil. L'album parle autant de la tristesse, la colère, le déni, l'acceptation, etc. Je crois que dans le EP les gens se faisaient une idée générale, mais avec l'album on entre dans tous les détails. Musicalement, je crois que le traitement sera plus mature et sensible aussi. J'étais très pressée de sortir de quoi l'an dernier avec "Coup de vent" comme single. Pour l'album, j'ai pris le temps de bien faire les choses. J'ai essayé d'être patiente pour une fois.




Qu’est-ce que tu attends de l’étape du mixage?

Je m'attends à ce que le mixeur fasse un tri dans mon bordel d'idées et qu'il ne garde que le meilleur. Je m'attends à ce que le mixeur comprenne l'intention de mes chansons et leur donnent une dimension plus large. Qu'ils les amènent plus loin, mais pas ailleurs. Je suis consciente que je ne connais pas tout pour ce qui est d'où placer les sons et je fais confiance au mixeur pour mieux balancer le tout. Normalement, il est bon là où moi j'ai des faiblesses. C'est complémentaire dans mon cas.

Qu’est-ce qui te stimules à t’investir dans ton projet musical?

Me dépasser personnellement. Je suis toujours curieuse de savoir jusqu'où je peux me rendre. Montrer ce qu'on fait aux gens demande une bonne dose de courage, tu exposes ta vulnérabilité sur un plateau d'argent. Ce n'est pas toujours le fun, tu peux frapper des murs, mais tu apprends toujours beaucoup sur toi-même. En tant qu'artiste, je ne suis jamais vraiment satisfaite de ce que je fais, je sais qu'à chaque fois que je termine de composer une chanson, la prochaine devrait être meilleure. J'ai seulement envie d'être meilleure dans ce que je fais et qu'en le partageant ça ouvre des conversations intéressantes avec les gens.

Quelles mesures prends-tu pour stimuler la création?

Aller voir des shows de musique d'artistes que j'aime, c'est très stimulant. Dernièrement, il y a eu Suuns et Purity Ring que j'ai trouvé très inspirants. Rester curieuse sur ce qui se fait de nouveau. Des fois, essayer d'apprendre un nouvel instrument ça peut faire naître de nouvelles idées aussi. Ça peut amener une nouvelle perspective sur la façon de composer.

Quels sont tes instruments / outils de travail / logiciels préférés?

Je compose tout à l'aide d'un logiciel de musique depuis que j'ai 18 ans. Dans le temps, c'était Cool Edit Pro, mais depuis que j'ai découvert Ableton Live (il y a environ 6 ans), j'ai acquis une facilité à la composition que je n'avais pas avant. Enfin... une rapidité plutôt. La guitare électrique a toujours été "mon instrument" aussi, même si je l'ai moins utilisée sur mon album qui s'en vient. Normalement, lorsque vient le temps de composer, je m'assoie à mon ordinateur et j'essaie de gosser un riff intéressant. Dernièrement, c'était surtout aux claviers. J'essayais de trouver un son inspirant et je partais de là.

Généralement, quand on termine un projet, notre tête est déjà ailleurs.  As-tu déjà des idées pour la suite des choses?  As-tu fait des “erreurs” que tu comptes éviter la prochaine fois?  As-tu des influences que tu veux greffer à ton son?

Tellement! L'album a été fait super rapidement et j'ai fait un paquet d'erreurs. C'était une période très émotive et pas particulièrement joyeuse. Tout ce que je voulais c'était "sortir le moton". J'ai composé tout l'album en moins de 8 mois. Ensuite, il y a fallu que je fasse du ménage et que je corrige toutes les erreurs que j'avais faites. Ce n'était pas vraiment amusant. Les prochaines fois, je pense essayer d'y aller plus tranquillement avec plus de subtilité et être plus perfectionniste. Ça se sent avec la chanson "Fulton" que j'avais déjà commencé à entrer dans ce mode de pensée-là (c'est la dernière que j'ai composée sur l'album). Le prochain album risque de (j'espère, ciboire) parler d'un autre sujet tout en étant aussi personnel, d'avoir plus de guitare électrique et d'avoir un plus grand soucis du détail, je crois.

Quel espace comptes tu occuper dans le monde de la musique?   Où est-ce que tu te vois dans 5 ans?

Bonne question. J'aimerais faire de la musique qui colle beaucoup plus à mes inspirations. Je commence à y arriver, mais pas encore complètement. J'aimerais pas seulement être une meilleure guitariste, mais être une "bonne guitariste". Faire plus de collaborations aussi. Peut-être faire un album instrumental? Je ne sais pas trop.

Gagnes tu ta vie avec la musique?  Si non, quel est ton métier et vois tu un problème à concilier musique et travail?

Non, je ne suis pas encore là. Je travaille dans une compagnie d'effets spéciaux, je suis artiste à l'éclairage 3D. Je n'ai pas de misère à concilier musique et travail, mais c'est clair que si je n'avais pas de job 40h j'avancerais beaucoup plus vite mes projets. Pour l'instant, ma job me permet de financer mes projets.

Qu’est-ce que tu retires de ton expérience aux Francouvertes de 2014?

Ouf... Passage difficile. Je n'étais clairement pas prête. Il faut avoir un bon taux de "je m'en calice" et je m'en caliçais vraiment pas. J'aurais aimé décaler ça et y être en 2015 à la place. J'avais seulement fait 3 ou 4 spectacles avant de passer là-bas et je n'étais pas encore assez solide. C'est une bonne expérience dans l'optique que j'ai eu très tôt l'heure juste sur toutes mes lacunes, mais j'aurais clairement pu faire mieux. On m'a dit tout haut ce que je pensais tout bas. Mon niveau de stress était tellement haut que j'ai jamais aussi mal sonné de ma carrière (bel adon que ce soit au moment où toute l'industrie est dans la salle en train de te donner une note). Mais ça reste du positif. Je sais comment m'enligner maintenant.

Tu as déjà eu des projets en anglais et en français, quelle est ta conception de la langue dans l’expression culturelle?

Tant que tu restes vrai à toi-même, c'est ça qui est important. Que ce soit en anglais ou en français. Si tu utilises une langue qui n'est pas la tienne pour te cacher de quelque chose, je crois que l'idée est à revoir. Il ne faut pas que ce soit dans le but de rejoindre un maximum de monde, mais juste parce que c'est ce qui sort naturellement. Autant avec le choix de la langue que dans les thèmes abordés.

Veux-tu sortir des copies physiques ou seulement sur le web?

Il va y avoir des CDs (pour la promo et les radios, t'as pas le choix - et pour vendre en show aussi). Si je pouvais (traduction : si j'avais les moyens), je ferais des vinyls à la place. Personnellement, j'aime l'objet qui vient avec l'achat de musique (je suis oldschool comme ça). Sinon j'ai juste l'impression d'avoir une "information" et de ne pas vivre une expérience unique et personnelle. C'est peut-être tout dans ma tête, mais c'est un rituel que j'aime bien. Acheter, ouvrir, écouter, regarder, toucher... Maintenant c'est "clic & listen". C'est un autre trip et je trouve ça froid. Comme le dit si bien Jack White : "c'est pas romantique du tout".


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