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consultation/formation

J'offre des services de consultation et de formation individuels ou en groupe pour ceux qui désirent acquérir plus d'autonomie dans leurs productions. Vous apprendrez une méthodologie efficace et des petits trucs qui vont rehausser instantanément la qualité sonore de votre musique. Je peux me déplacer et vous accompagner dans votre mixage directement sur votre lieu de travail.

Voici certaines connaissances que je peux vous aider à perfectionner :

- Comprendre les bases de l'acoustique, de la psychoacoustique et de l'audionumérique.
- Comprendre les principaux paramètres des modules d'effets (EQ, Compression, Reverb, Saturation, etc)
- Préparer et mixer les pistes de batterie
- Nettoyer et mixer les pistes de voix
- Établir et concrétiser sa vision artistique.
- Faire soi-même un mix organisé et cohérent, prêt à l'étape du mastering
- Comprendre le rôle du technicien de mastering

J'ai publié le manuel "Mixer son propre album" qui accompagne mes formations. Vous pouvez le télécharger gratuitement ici.

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lundi 15 août 2016

Tout savoir sur le mastering pour vinyle (ou presque)


Faire une duplication pour disque vinyle prend nécessairement un mastering spécial, c'est très complexe, on s'approche pratiquement de la science nucléaire mon pote! 

Hum, pas vraiment non... Même que contrairement aux idées reçues un tel mastering n'est pas tellement plus complexe que ce qu'on ferait pour un CD ou pour des fichiers numériques (iTunes ou Bandcamp par exemple). Je vous dirais même que vous ne devriez jamais avoir à payer d'énormes suppléments pour une version spéciale vinyle.



Traitement sonore spécifique au format

En théorie il n'est pas nécessaire de faire un mastering dédié pour le disque vinyle. 
Mais étant donné les circonstances de notre époque il peut être pertinent de le faire. Il y a deux façons principales de procéder.

Option 1 : une seule version

La façon la plus simple serait de faire un seul et même master pour les deux formats. Mais comme le CD et le numérique nous ont amené à des sommets inégalés en terme de sur-compression (voir « guerre du son ») il est préférable de ne pas trop se faire aller le « brickwall limiter » au mastering si on compte faire qu'une seule version du master. L'idée est donc de faire un compromis entre la version numérique et la version vinyle. Un niveau au gros maximum de -8 RMS devrait le faire.

Option 2 : deux versions du master

C'est la solution que je préconise! Tant qu'à sortir un album sur un support analogique, je crois qu'il est pertinent de faire une version dédié et de profiter du format pour sortir du paradigme « mon disque sonne plus fort que le tien » et ainsi proposer une version plus organique en préservant les dynamiques. Pour y arriver, je vais commencer par faire un mastering numérique avec égalisation, compression etc, mais je vais tenir les niveaux sonores autour de -14 RMS en évitant de faire travailler le limiteur. Celui-ci sera présent simplement à titre de sécurité. Le limiteur qui travaille moins fort assurera une qualité sonore supérieure au final et on pourra stocker plus d'information sur le support (plus de temps). J'exporterai cette version pour le disque vinyle, je ferai un « save as » pour créer ma version numérique à partir de là.   Pour y arriver je vais monter le son de toutes les pièces au même niveau relatif afin d'atteindre les niveaux sonores « compétitifs » tant recherché par 90% de la clientèle...

Mon pacing se décline avec une chanson par piste et chaque piste a son traitement individuel.  En plaçant un limiteur sur le master j'arrive à grimper le volume de tout le monde de façon relative.



Ce qui est franchement ironique avec les différences de niveau entre le numérique et le vinyle c'est que dans le domaine numérique on peut représenter une gamme dynamique énormément plus vaste que le vinyle et qu'on a fini par faire des versions vinyle plus dynamiques que ce qu'on trouvait traditionnellement sur CD quand bien même qu'on pouvait faire mieux sur le dit CD.  Vous me suivez?

16 bits (CD)  = 96 dB
Vinyle = Entre 60 et 70 dB

Petits "tweaks" qui aident la cause

Le format vinyle étant plus limité que le numérique dans ses spécifications de reproduction sonore il faut faire attention à deux points en particulier lors du mix et/ou du mastering.

Basses fréquences et phase

Trop de basses sur un vinyle c'est comme trop d'alcool sur les routes.  En effet, l'excès de mouvement dans les basses pourrait occasionner un dérapage de l'aiguille hors des sillons du disque. Il faut donc s'assurer de bien contrôler dynamiquement les extrêmes basses fréquences au mastering.  Un compresseur multi-bande ou un simple égalisateur pourrait faire le boulot.
  
Il faut également s'assurer de ne pas avoir de contenu hors-phase dans les basses fréquences. Quelques plugins existent pour faire cela facilement.  Tant qu'à y être je vous invite à placer vos extrêmes basses fréquences dans le centre même si vous faites une production exclusivement numérique.  Cette technique donne plus de clarté et de punch à vos mix.  

Suggestion de plugins pour arriver à vos fins :



Hautes fréquences

Il faut également porter une attention particulière aux sibilances ainsi qu'aux excès de hautes fréquences (cymbales trop fortes). Cela pourrait résulter en de désagréables distorsions une fois sur la rondelle de plastique. Vous pouvez toujours compresser les hautes fréquences avec un De-Esser et rétablir le niveau de hautes désiré. Ce petit truc fonctionne à merveille et encore là c'est tout aussi pertinent à appliquer sur une sortie numérique.



Temps maximum par côté de galette

À titre d'exemple, pour un LP (long jeu) de 12 pouces à 33 tours le temps moyen "permis" tourne autour de 20 minutes par côté. Si vous voulez mettre plus, il est avantageux de diminuer les basses fréquences et diminuer légèrement le volume. Si vous voulez créer un vinyle avec beaucoup de basse et un volume assez fort considérez mettre moins de temps par côté, soit environ 15 min. Si votre budget le permet vous pouvez aussi songer faire deux vinyles, soit 4 côtés. La qualité générale du son sera supérieure. Mais votre portefeuille sera également plus léger, car plus deux fois plus dispendieux.



12″ @33 1/3 RPM: 12″ @45 RPM:
OPTIMAL – 15 to 18 minutes per side OPTIMAL – 12 to 15 minutes per side
MAXIMUM – 24 minutes per side MAXIMUM – 18 minutes per side
7″ @33 1/3 RPM *not recommended 7″ @45 RPM
OPTIMAL – 5 minutes per side OPTIMAL – 3 to 3.5 minutes per side
MAXIMUM – 9 minutes per side MAXIMUM – 4.5 minutes per side

Référence : http://www.canadaboyvinyl.com/lacquer-mastering/


Livraison pour la duplication


Contrairement à la duplication pour CD, il existe des niveaux de qualité pour la duplication vinyle. En effet, graver un CD, c'est comme pour le contenu sur le medium, c'est 1 ou 0.  Ça fonctionne ou ça ne fonctionne pas!  Aucune altération mineure de son se produira lors de la duplication.  S'il y a des erreurs, elles se traduiront par des glitchs.  Par contre, pour un disque vinyle vous allez inévitablement passer par un « lacquer cutting engineer » qu'on pourrait traduire par technicien de gravure. Son boulot est de transférer vos fichiers numériques sur la matrice physique qui servira à produire l'ensemble de vos disques. Le technicien en question va donc prendre des décisions pour obtenir un rendement sonore maximal selon la nature du contenu de votre musique. C'est là que le talent, l'expérience et la passion peuvent jouer. D'où l'idée que toutes les compagnies de duplication ne se valent pas nécessairement alors questionnez et magasinez. Certaines personnes recommandent même de magasiner le « cutting engineer » séparément de la compagnie de duplication afin d'entretenir une communication plus adéquate.


Une fois que vous avez choisi où faire dupliquer vos disques, vous devrez fournir deux choses à la compagnie qui fera le boulot.  Premièrement, vous devrez fournir les fichiers musicaux sous forme de deux fichiers WAV ou AIFF en 24 bits.  Soit un fichier pour le côté A et un fichier pour le côté B.  Il ne faut pas envoyer les pièces séparées, c'est comme ça.


Vous devrez aussi fournir une PQ Sheet, c'est-à-dire une « Production Queue Sheet », c'est un document WORD ou PDF qui indique très précisément où fixer les index entre les pièces sur le disque. Il s'agit d'indiquer le temps de début, le temps de fin et la durée de chaque pièce présentes sur les fichiers.


Approbation

L'approbation peut se faire en deux étapes. Soit le « reference cut » et le « test pressing ». Le « reference cut » est optionnel et va généralement coûter un petit extra. Mais comme le pressage physique peut altérer le son il est important de bien s'assurer que le contenu préserve vos intentions artistiques. Un « reference cut», est un disque de référence qui sera créée avant de passer à la création de la matrice de production. S'il y a un problème vous le saurez donc rapidement au lieu de vous en rendre compte après que la matrice physique soit créée. Malheureusement, si vous détectez un problème après la création de la matrice et que vous voulez recommencer cette tape vous devrez payer autour de 800$, vous voulez passer par cette étape qu'une seule fois. Je crois que ça vaut donc la peine de payer le petit extra (autour de 200$) pour s'assurer que tout sera à votre convenance.

Quand le « reference cut » est approuvé la compagnie de duplication va produire la matrice et vous envoyer un « test pressing », c'est une copie physique créée à partir de la matrice qui vous permettra d'identifier d'autres types de problèmes potentiels. Une fois de plus, je recommande de passer par cette approbation avant de donner le « go » sur la grosse commande.


Récapitulons

  • Je suggère de faire un mastering spécifique pour disque vinyle même si ce n'est pas toujours nécessaire.
  • Spécifiez dès le départ vos intentions au technicien de mastering
  • Quelques ajustements mineurs au master numérique vont bonifier le master vinyle
  • Attendez vous à payer un extra pour la version vinyle, mais il ne devrait jamais être super élevé.
  • Je suggère de passer pas toutes les étapes d'approbation possibles à moins d'être un amateur de roulette russe.  




Extra


Pour savoir de façon plus précise comment on fabrique les disques vinyles, je vous suggère cet article.

Ou ce vidéo.



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